La renonciation doit être déposée au greffe du tribunal judiciaire du lieu d’ouverture de la succession.
Le rôle du notaire
Le notaire accompagne dans la rédaction et l’enregistrement de la renonciation.
La déclaration officielle
Vous disposez de 4 mois minimum pour accepter ou refuser. Passé ce délai, si vous ne vous prononcez pas, les cohéritiers ou l’État peuvent vous mettre en demeure. 👉 Au maximum, la renonciation peut intervenir jusqu’à 10 ans après l’ouverture de la succession.
💡 Refuser un héritage n’est pas une décision anodine. Voici le parcours en 4 étapes simples : 1️⃣ Décès du défunt, 2️⃣ Déclaration de renonciation, 3️⃣ Validation notariale, 4️⃣ Transmission aux héritiers suivants.
Conséquences du refus d’héritage
Report aux autres héritiers
Si vous refusez, votre part revient aux autres héritiers de même rang.
Impact sur les enfants (représentation successorale)
Vos enfants deviennent héritiers à votre place : on appelle cela la représentation successorale.
Report aux autres héritiers
En cas de refus, vous ne payez aucun droit de succession. Mais vos enfants ou cohéritiers supporteront la charge fiscale à votre place.
Alternatives au refus d’héritage
Accepter sous bénéfice d’inventaire
Cette formule permet d’accepter l’héritage, mais uniquement si l’actif est supérieur au passif. Vos biens personnels restent protégés.
Accepter purement et simplement
Vous héritez de tout, biens et dettes inclus.
Anticiper avec une stratégie patrimoniale
Donations régulières tous les 15 ans
Assurance vie (152 500 € exonérés par bénéficiaire)
Pacte Dutreil pour une entreprise familiale
SCI pour éviter l’indivision
⚖️ Face à une succession, vous avez trois options : ✅ Accepter l’héritage, ❌ Refuser et laisser passer aux héritiers suivants, ⚖️ Accepter à concurrence de l’actif net pour limiter vos risques.
👉 Voir notre article : Frais de succession – calcul, exonérations et optimisation